Mon carnet perso

21 décembre 2015

Pourquoi il ne sert à rien de trop prier

Ce topic est la suite de l'article "Dieu et le destin de l'homme"

Que l'on se mette d'accord sur une ou deux choses :


1. Je ne suis pas athée. Je crois en un Dieu Créateur et agissant.

2. Je ne dis pas qu'il ne faut pas prier. Des fois, une prière faite avec foi a quelque effet...

Le hic avec le Seigneur, c'est sa souveraineté. Qui sommes-nous, pauvres mortels biodégradables, pour s'y opposer ? Eh bien, cette souveraineté ne comporte pas de grandes différences avec le loto ou tout autre jeu de hasard. Des exemples ?

- Vous n'avez pas demandé d'être riche, Dieu vous comble de biens. Vous priez, ne fût-ce que pour décrocher un boulot stable, Dieu vous en prive...

- Un alcolo fait la fiesta toute sa vie et jouit d'une santé de fer. Vous priez dans la salle des urgences depuis des semaines, luttant contre un cancer galopant qui, malgré vos suppliques, va vous emporter.

Comme nous sommes dans un vaste casino planétaire, l'inverse des exemples ci-haut cités est parfaitement applicable...

Franchement, on ne sait trop à quel saint se vouer, si je puis me permettre l'expression.

C'est ainsi qu'au vu de ce qui précède, j'ai pris la ferme décision de ne pas passer de longues minutes à remercier le Seigneur d'une quelconque grâce ou à lui solliciter l'accomplissement de telle ou telle chose. Pas plus de cinq minutes de prière par jour, et c'est déjà ça...

D'ailleurs, le Christ nous recommande de ne pas se répéter inutilement, comme de vulgaires pharisiens. Ceux qui perdent leur précieux temps dans les églises d'endormissement qui pullulent telles des punaises dans notre soi-disant pays devraient l'intérioriser. Depuis le temps que l'on prie pour la RDC, la situation ne fait qu'empirer du jour au lendemain. J'estime que l'argument, qui prétend que c'est parce qu'on s'adresse mal au Seigneur, s'avère des plus simplistes et réducteurs. Cette réplique est une insulte à tous ceux qui possèdent une réelle ferveur et une grande foi. Or la foi de deux ou trois peut sauver le plus grand nombre. Sous d'autres cieux, ce principe paraît fonctionner. Au Congo Demo(n)cratique, il semble mis en échec. Pourquoi ?

Seul Dieu, dans Sa souveraineté, connaît la réponse, et pas besoin de trop prier pour l'obtenir, car en retour, vous obtiendrez... des clous !

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05 août 2013

LA ROCAMBOLESQUE HISTOIRE DE L’APÔTRE-BISHOP BARUCH-MICHÉE NK.

 

LA ROCAMBOLESQUE HISTOIRE DE L’APÔTRE-BISHOP BARUCH-MICHÉE NK.

Il y a environ six ans, le ventripotent Coco, devenu par après pasteur Antoine, puis, par auto-proclamation, apôtre-bishop (sic) Baruch-Michée Nk., n’était qu’un insignifiant personnage aussi obscur que le quartier où il résidait. Un beau matin, paraît-il en se cognant la tête contre son lavabo en voulant ramasser sa brosse à dents qui était tombée, il eut un flash…pardon : une parole prophétique ! Sous les milliers d’étoiles occasionnées par le choc, il vit de ses yeux vus un ange chevauchant un char miroitant qui, d’une voix tonitruante qu’il était seul à entendre, lui confia la lourde et noble mission de pêcheur d’hommes. Mission d’autant plus difficile à remplir que Coco, alias Baruch-Michée, souffrait d’un bégaiement assez prononcé renforcé par une proverbiale timidité. Un maigre talent d’orateur en somme, un peu comme Moïse à ses débuts dans sa profession de libérateur du peuple juif. Et un peu comme Moïse, le futur « homme de Dieu » vainquit ces obstacles par miracle, l’un par la foi et grâce à quelques coups de pouce de Jéhovah, l’autre à la suite d’un voyage au pays de la magie par excellence, la patrie du Mahatma Gandhi, accompagné de son Aaron de circonstance, un dénommé Ézéchiel F., lequel deviendra plus tard interprète du pasteur Antoine (ex-Coco), puis disciple-évangéliste (re-sic) de l’apôtre-bishop Baruch-Michée Nk. Notre aventurier de première recevra en effet des mains d’un terrible sorcier de Bombay une canne noire surmontée d’une tête de jeune mouton au regard loin d’être bovin. Si cette effigie représente l’agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, alors je suis Angelo la Débrouille qui pagaie au désert du Namib agrippé sur une limace bleue de trois mètres !

Désormais doté d’une verve oratoire à vous couper le souffle, mais aussi, vraisemblablement, d’une science infuse proprement renversante, Coco, alias Pasteur Antoine, s’en retourne à la capitale congolaise avec son compagnon. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « amen », il trouve une parcelle suffisamment grande qui accueille une mini-église et ses pigeons de fidèles. À grands renforts de pub et de matraquage médiatique, les premières ouailles s’amènent. Remplies du Saint-Esprit (ou plutôt aveuglées par le discours électrisant et mensonger du pasteur), lesdites ouailles se disent convaincues du message apporté par notre farceur. Grâce au système multimillénaire du bouche à oreille dont la redoutable efficacité n’est plus à démontrer, la popularité de Coco (excusez-moi : du pasteur Antoine) s’accroit de manière exponentielle. Les offrandes, en nature comme en espèces sonnantes et trébuchantes, pleuvent telle la manne dans le désert. L’apôtre-bishop (eh oui : Coco n’est plus pasteur) a quitté son miteux faubourg pour s’installer dans un quartier chic de la ville, loue une grande maison avec piscine. De plus, l’inspiré individu collectionne les belles caisses, épouse une péripatéticienne qui arpentait les trottoirs de Victoire et qui s’est, semble-t-il, convertie. Soit : les voies du Seigneur sont impénétrables…

Les mois passant, le succès de Coco, métamorphosé en Baruch-Michée, traverse les poreuses frontières du pays. Un moment, ivre de notoriété, l’ex-pasteur promu apôtre-bishop se croit à l’abri de la justice des hommes, multipliant bavures et méfaits. Il se raconte en chuchotant que l’individu verserait dans divers trafics, d’armes, de drogue, voire d’êtres humains. Malin comme le Malin, il n’a jamais été attrapé la main dans le sac, ayant justement plusieurs tours dans ledit sac dont la propriété essentielle est de brouiller un maximum la police et les agents de sécurité, pour certains d’ailleurs acquis à sa cause. Quand on est argenté, tout est permis… quoique !

La chute aux enfers de Coco

Les choses commencèrent à se gâter le jour où Baruch-Michée décida de jouer à l’exorciste au sein d’une famille prétendument victime de malchances et autres déconvenues. Sise pas trop loin de chez lui, ladite famille sollicita les services du charlatan, lequel factura son simple déplacement d’une note très salée. Quant à la prière de délivrance qui n’en fut pas une, en fait, car adressée non pas à un individu possédé, mais à des entités aussi inconsistantes qu’imaginaires, je vous cache le prix, vu son indécence. Toujours est-il qu’à l’issue de ce spectacle carnavalesque, Coco soulagea ses hôtes de leur congélateur et de leur frigo, prétextant le plus sérieusement du monde que plus un objet dans une maison est gros et froid, plus il a des chances d’abriter des démons de toutes catégories (re-re-sic et lol !). Promis juré, il rendrait les deux appareils électroménagers dès qu’ils seraient débarrassés de toute entité malfaisante. Inutile de préciser que la promesse, comme on le verra plus loin, ne fut nullement tenue. Notez, chers lecteurs adorés, que ce cirque se passa en l’absence du pater familias qui était en ce moment-là en villégiature hors du pays de Kabila. Tout en regagnant la grille de sortie, l’apôtre-bishop eut le temps de fixer un rancard à Simone, fille cadette de la maisonnée qui reçut l’« homme de Dieu ». En effet, les formes pulpeuses de la demoiselle et sa peau métissée n’ont pas laissé de marbre l’exorciste de pacotille. Le rendez-vous fut fixé un certain mardi soir après le culte.

De toute évidence, la jouvencelle, à la manière dont elle s’accoutra ce jour-là, savait ce qu’elle cherchait : sa minijupe et ses bottes cavalières ainsi que son maquillage n’étaient guère un appel à l’Esprit-Saint. De même, à la façon dont Baruch-Michée enlaça la donzelle, on put deviner sans grand risque d’erreur que le monsieur était animé d’intentions fort peu… catholiques ! Normal pour un protestant ayant acquis la célébrité de manière peu… orthodoxes (je sais, ce calembour est mal ficelé, mais ça fait toujours du bien de rigoler un bon coup pour décompresser, surtout lorsqu’on écrit sur des trucs hyper-sérieux comme ceux-ci) ! Mais revenons à nos tourtereaux… pardon, à nos moutons.

Dans la pièce spacieuse de l’église de fortune réservée à l’apôtre-bishop, à l’abri des regards (du moins le pensait-il), l’escroc Coco (l’apôtre-bishop, quoi…) convainquit définitivement Simone de connaître les plaisirs ineffables du fruit défendu et ce, en usant d’un argumentaire comico-blasphématoire (ou sordido-pathétique, à vous de choisir) : lorsqu’un homme de Dieu du calibre de Baruch-Michée s’unit avec une femme, sa semence et par voie de conséquence l’enfant qui naîtra neuf mois plus tard sont revêtus d’un caractère céleste !! Le farceur, déjà au summum de l’excitation, n’eut certes pas le temps ni l’envie d’administrer la preuve de ses allégations sous forme de passages bibliques, mais fit en revanche une magistrale démonstration de sa virilité à la jeune métisse qui grimpa sans échelle au septième ciel sous d’admirables exclamations qui n’avaient rien d’une succession d’alléluias.

Un prénommé Mapuisei (contraction suspecte de « MAin PUIssante du SEIgneur), un fidèle qui flânait à deux pas de la salle aux ébats, entendit distinctement des bruits peu innocents filtrant à travers le trou de la serrure. Sa curiosité l’emportant sur son extrême surprise, il s’éloigna discrètement de la fameuse pièce et prudemment se posta à un coin de l’église d’où il pouvait sans être remarqué guetter tout mouvement provenant de ladite pièce. Sa patience paya : bras dessus, bras dessous, Coco, dit Baruch-Michée et Simone sortaient, un large sourire de satisfaction illuminant leur visage. À deux doigts de tomber en pâmoison, Mapuisei contempla ce triste spectacle. Un peu sonné, il quitta discrètement le lieu de prières transformé en maison close. La soirée même, il ne manqua pas d’informer ses proches et plusieurs frères d’église de son inénarrable aventure. Comme une traînée de poudre se répandit la rumeur et comme un ballon, elle s’enfla. En moins d’une semaine, presque tout le monde était au courant de l’histoire. Bien entendu, notre apôtre-bishop nia tout en bloc lors d’un prêche, menaçant par ailleurs de pires conséquences spirituelles quiconque commenterait encore ces « âneries de la race de Caïn » (sic une fois de plus). Le gourou de seconde zone parvint ainsi momentanément à taire les racontars d’un genre quelque peu spécial, car… totalement fondés ! Cependant, la vérité étant plus têtue que 300 mules réunies, des faits nouveaux surgirent du néant vers la lumière et mirent un terme définitif à la carrière de Coco.

Attendu que les rapports entre l’apôtre-bishop et sa partenaire de métisse n’étaient protégés par aucun dispositif en plastique souple et que l’adolescente traversait sa énième période d’ovulation, une grossesse s’ensuivit fatalement. Entre deux spasmes émétiques imposés par son état gravidique, la tête inclinée vers le trou du WC, Simone avoua ses frasques environ six semaines plus tard. La chose scandalisa la famille à outrance. Honoré, le père de la fille en cloque, fraîchement revenu de ses vacances aux Barbade (patrie de la sulfureuse Rihanna qu’il ne croisa heureusement pas), fou de colère et écumant de rage, jura sur la tombe de ses oncles marabouts que Coco-Baruch-Michée ne s’en tirera pas à si bon compte, de cette sombre aventure lubrique. Il se rappela soudain qu’il était le beau-frère d’un cousin par alliance d’un gendre de la femme du Président de la République. Usant de cette influence, il contacta physiquement (pas sexuellement, rassurez-vous !) le Procureur de la République du TGI le plus proche qui s’avérait d’ailleurs être son demi-frère. Ce dernier se fit un immense plaisir de rédiger un mandat contre ce charlatan d’apôtre-bishop. Et la qualification retenue de viol était loin d’être fantaisiste : la Simone n’avait que 17 printemps, nonobstant son physique autant canon que trompeur. Contrairement à une féministe et philosophe connue portant son prénom, la maternité était bel et bien son lot… Une autre infraction fut retenue par le Parquet : escroquerie. En effet, le congélateur et le frigo emportés par Coco soi-disant pour raisons de délivrance furent retrouvés, l’un chez une sœur, l’autre chez un neveu au ventripotent « homme de Dieu ». Tous deux assuraient un commerce de boissons et d’eau en bouteilles des plus florissants ! Les tristes receleurs sont actuellement au frais au charmant Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Makala.

Coco les rejoignit quelques jours plus tard, après que les forces de l’ordre l’eurent appréhendé un matin alors qu’il sortait de sa villa pour faire son jogging quotidien. La presse-torchon et la populace se gargarisèrent ad nauseam de ce coup de la justice congolaise pourtant d’habitude amorphe et moribonde. Manifestement, le Procureur n’a pas cédé à la pression fiduciaire du filou Baruch-Michée, des exigences plus impératives mettant en jeu sa carrière ayant eu raison de ce scabreux dossier. Dossier qui n’est pas près d’en finir. C’est que depuis l’arrestation de l’arnaqueur de service, les langues se sont mystérieusement déliées. Comme je l’ai signalé supra, Coco trempait allègrement dans de souterraines activités noircies par l’épaisse suie de l’illégalité. Eh bien, quelqu’un vendit la mèche à la police, le nébuleux compagnon de tous les instants de l’apôtre-bishop incarcéré, j’ai nommé Ézéchiel F. Pas moins de 29 chefs d’accusation et un chapelet d’audiences au tribunal attendent le malfrat Coco. Le gars n’est décidément pas sorti de l’auberge… pardon, de sa cellule !

Quant à l’église de fortune, elle a certes quelque peu perdu de son éclat d’antan depuis l’incarcération de son meneur ventripotent, mais le nombre de pigeons qui fréquente cette boutique spirituelle demeure élevé. Dorénavant, le disciple-évangéliste Ézéchiel assure la relève. Il a, dit-on, changé de titre et de nom ces derniers jours. Dans son incommensurable modestie, il préfère qu’on le désigne sous la grandiloquente appellation de prophète-révérend (???) Gédéon-Eléazar, oracle multivalent (!!!). Suite à un autre déplacement vers le pays des Dravidiens, il a troqué la canne de Coco contre une bague en platine portant un cachet dont les formes et les contours évoquent furieusement la croix gammée ! Je me demande bien dans quel type de pâturage notre monsieur compte faire paître ses brebis…

Affaire à suivre !

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16 mai 2013

ON NOUS A LIBÉRÉS DU PEU QU’ON AVAIT

 

Le 17 mai 97 tombe un régime

Celui du fort ténébrissime Mobutu

Il nous a foutu la misère jusqu’au cou

La pauvreté a presque atteint les cimes

Dix ans plus tard, le 17 mai 2007

La vie au Congo a périclité en fait

Le social est pire qu’au temps du Maréchal

Le gouffre atteint des profondeurs abyssales

Qui parviennent à l’enfer et à ses quartiers

La fête de la « libération », qu’ils disent

À croire qu’on est dans la Terre Promise

 

Depuis ce fameux samedi du 17 mai

On nous a débarrassés du peu qu’on avait

C’est vrai, il y a bel et bien eu libération…

Mais pas comme vous l’entendez !

Une libération d’un type particulier

À la Congolaise, disons « Congo fashion » !

 

La libération du Congo est lente

Toutefois, elle est certaine

Et on sait où elle nous mène

Vers une très glissante pente

Le Congo se libère petit à petit

Du peu de bien-être dont il dispose encor

Il se libère de la vie

Et croque à belles dents la mort

 

Vampire et zombie, SNEL et REGIDESO

Nous privent de courant et d’eau

REGIDESO nous libère des lessives

SNEL nous dispense des tubes fluorescents

Jour après jour, graduellement, on nous prive

De plus essentiels éléments

Le Congolais se libère

Du transport en commun, qui se fait infernal

Autant prendre la voie des airs

Pratiquer le voyage astral !

Et des routes, je ne vous parle pas

Depuis des lustres, on en est tous libérés

On est libres, malgré nous, de faire le pied

Et la libération des trains ne fait plus débat

De la bonne santé pour tous

Nous libère notre éclairé Gouvernement

C’est totalement dans ses plans

De déformer nos frimousses

Mollo mollo, les mois passant

On nous a débarrassés de la salubrité

De l’hygiène, on est exemptés

On est dispensés des soins : ils sont encombrants…

On nous libère de la bonne éducation

Mais également de bonnes mœurs

On nous décharge des principes de pudeur

La culture est en haillons

À l’instar d’un boulet pesant

On a ôté de ce bled pourri le travail décent

Que l’on touche des miettes ou des fortunes

La surexploitation règne en maîtresse

Avec une surprenante adresse

On délivre les familles de leurs thunes

Nos très doctes autorités politiques

Nous ont libérés de la souveraineté

A flambé l’insécurité

Au sein et hors de nos frontières merdiques


 

 

 

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25 avril 2013

MA PROFESSION DE FOI EN 15 POINTS

 

1. Dieu existe, n’en déplaise aux athées. Il est éternel, omnipotent, omniprésent, omniscient

J’ai toujours considéré les athées comme des gens à l’esprit plus ou moins gravement perturbé ou des personnages de mauvaise foi ou encore les deux. Face à la logique implacable des lois universelles, spécialement en astronomie et en astrophysique, le hasard et l’aléa ne peuvent être évoqués. Il est patent, criant qu’une Intelligence (qui du reste nous a précédés) est à l’œuvre dans cet agencement des choses. Cette Intelligence a engendré l’univers connu qui, même s’il se détruit par un aussi hypothétique qu’incroyable Big Crunch, ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’Océan de la Création, lequel Océan est de toute éternité, composé de tas d’univers parfois imbriqués. Voilà pourquoi j’affirme que l’auteur de tout ce mécanisme n’a pas de fin, vu que l’usure du temps, notion intrinsèquement liée à une conception tridimensionnelle des événements, conception brillant par son caractère incomplet, n’a aucune prise sur Lui. Je reconnais tout autant que Dieu (car il faut bien nommer cette Intelligence), pour avoir imaginé, puis accouché des merveilles du monde et des mondes dans toute leur complexité, détient la Toute-Puissance. Il contrôle tout, décide tout, voit tout. Bref, Il sait tout. D’où Son omniscience. Je ne peux le démontrer, mais j’ai la ferme conviction qu’Il s’identifie à la substance, matérielle et impalpable, qu’Il a créée. Faisant un avec ladite substance, point n’est besoin d’être grand clerc pour déduire qu’Il est omniprésent…

2. Dieu a créé tous les univers, mais pas par lui seul

La Science (que je peine à écrire avec un grand S) a tardivement compris ce que les spiritualistes, les pasteurs, les prêtres, les imams et même le commun des mortels savaient depuis belle lurette : il est plusieurs réalités d’existence, plusieurs schémas au sein desquels les lois que nous connaissons ou croyons connaître ne s’appliquent plus, totalement ou en partie. Chaque réalité, chaque schéma, chaque univers est le fruit d’une collaboration entre plusieurs êtres dépendant tous d’une seule Source. En d’autres termes, l’Intelligence n°1 n’a pas mis seul la main dans la pâte lors de l’accomplissement des tâches créatrices. Le « nous » de majesté (« Maintenant, ils sont comme nous ») ou la première personne du pluriel de l’impératif présent (« Créons l’homme à notre image ») employés tout le long des trois premiers chapitres de la Genèse le laissent soupçonner. Je ne pense pas un seul instant que ces tournures préfigurent la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit), concept très vague, indigeste, pure invention des théologiens à laquelle je n’adhère d’ailleurs pas. Ces tournures représentent en fait plusieurs entités dotées de certains attributs ou pouvoirs de création, y compris vraisemblablement Dieu lui-même.

3. La Bible, ainsi que tous les livres dits sacrés, ne détient qu’une parcelle de la Vérité enrobée de moult mythes

La Bible, la Torah, le Coran, le Livre des Mormons et autres écrits du même tonneau sont considérés comme des textes immuables dans leur contenu, révélés par Dieu, sacrés par conséquent. Ce qui est certain est qu’un message réellement divin ou communiqué par un ou plusieurs envoyés de l’Intelligence est inséré dans les écrits susmentionnés. Toutefois, ce message a été tronqué, altéré, voire par endroits faussé, sciemment, par ignorance ou par distraction, lors des transcriptions multiples à travers les âges et les copistes. Les différentes traductions en diverses langues (et même plusieurs traductions dans une seule langue) ont achevé le travail de sape et de travestissement du message. Là, je parle spécialement de la Bible. Quant au Coran, à la Torah et au Livre des Mormons, bien qu’ils aient connu moins que la Bible le processus de laminage et d’interprétations multiples, il n’est pas mauvais de se rappeler que les scribes originels de ces ouvrages notaient sous la dictée on ne sait trop de qui (Dieu ? Ange ? Émissaire divin ?). Les sens humains étant faillibles, on peut légitimement émettre des doutes quant à la fidélité du message retranscrit. Fidélité d’autant plus discutable que des incohérences manifestes et des contradictions parfois risibles émaillent ces textes dits sacrés.

4. Jésus-Christ n’est pas Dieu, encore moins son fils « unique », mais plutôt une entité envoyée par Dieu

Je sens que je vais me faire pas mal de potes en déclarant cela. Et pourtant, mes propos s’avèrent on ne peut mieux logiques. Si le Christ était Dieu, comment son Père pourrait-il être plus grand que Lui ? Et comment, lors de l’Ascension, retourna-t-il auprès du Père ? Je sais, il est des contradictions du genre « Qui m’a vu a vu le Père » ou encore « Moi et le Père, nous sommes un ». J’avoue que cela sème la confusion. Malgré tout, je persiste à écrire et à croire que l’on ne peut être à la fois son père et son propre fils. À propos justement, étant un fidèle partisan de la vie hors de la Terre, en 3D comme dans des dimensions supérieures, je suis convaincu que Jésus-Christ n’est pas le Fils unique de Dieu, mais plutôt l’un de ses émissaires de haut niveau. L’homme n’étant pas la seule créature des univers existants, encore moins la plus évoluée (on y reviendra), bien des « agents » ont dû et doivent remplir leur mission salvatrice auprès d’autres habitants conscients peuplant d’autres planètes, du moins si lesdits habitants ont besoin de salut.

5. Jésus-Christ est l’élément obligé par qui l’humanité terrestre peut accéder au Paradis

La vie après la mort, comme l’on démontré plusieurs expériences de mort imminente, plusieurs séances de spiritisme et un certain nombre de passages bibliques, s’avère une réalité à ne pas mettre en doute. La « demeure » de Dieu, tout au moins un lieu auquel ont ou auront accès certains privilégiés compte tenu de leur bonne conduite sur Terre, est un thème récurrent dans les religions tant monothéistes que polythéistes à travers le monde. Les traditions hopis, égyptiennes, scandinaves, les mythologies grecque et assyrienne en parlent abondamment. Que des sources aussi disparates traitent des mêmes histoires dénote le bien-fondé desdites histoires et je dirai même leur existence. Du reste, un nombre non négligeable de récits relatent la venue d’un personnage provenant toujours du ciel, censé guider l’humanité vers un avenir radieux. Bref, il est question d’un messie, dont le nom varie d’une source à une autre. Pour le chrétien, ce messie se nomme Jésus-Christ. Il s’agit d’une entité que l’Intelligence a envoyée sur notre planète et dont le mandat se résume en trois mots : propager le bien. Mon éducation chrétienne ainsi que ma plus profonde conviction me confirment que seul, mieux que quiconque, cet être de lumière peut mener au salut des âmes sur Terre.

6. Le Dieu de l’Ancien Testament, spécialement dans les quatre derniers livres du Pentateuque, n’est pas le Créateur n°1, mais soit un imposteur, soit l’un de ses émissaires qui se la fait Dieu avec grand D

Lorsqu’on examine même sans grande attention les passages des cinq premiers livres de la Bible, voire de plusieurs autres livres de l’Ancien Testament, on demeure atterré face à la violence punitive de Jéhovah, sa colère démesurée, sa dictature implacable. Exactement à la manière d’un homme voulant exercer son leadership sans partage, sans conteste, voire sans libre-arbitre. Tout l’opposé du Dieu du Nouveau Testament qui préconise l’Amour, le pardon, la tolérance. Un Dieu, je dirais… moins terre à terre et plus spirituel. On se croirait franchement en présence de deux entités différentes, l’une frappant, l’autre pansant les blessures. L’une, bien que doté de pouvoirs extraordinaires, ressemble à un exécutant ou à un imposteur respectant plus ou moins fidèlement des directives émanant de quelque autorité lui étant supérieure. L’autre, par contre, a toutes les chances d’être la Divinité, à tout le moins un être qui lui est très proche. Ce Dieu-là est également capable d’exercer son ire sur ses sujets (il le fera d’ailleurs à grande échelle lors du Jugement Dernier), mais il est patient et surtout respectueux du choix de tout un chacun, qualités qui semblent beaucoup manquer à l’entité de l’Ancien Testament. Oui, c’est vrai : Rabbi ne change pas. C’est que fortes sont les probabilités que l’entité vindicative de l’Ancien Testament ne soit pas Lui !

7. Marie n’est pas la mère de Dieu, mais la mère de Jésus-Christ. Les apparitions mariales, de tout temps, correspondent à celles d’une ou de plusieurs entités n’étant pas Marie

Dieu, éternel, omnipotent, omniprésent et omniscient qu’Il est, ne peut avoir comme mère une simple mortelle, de surcroît créée par Lui-même ! Au nom de la Trinité, l’Église catholique nous fait parfois gober les pires absurdités. Marie est certes la mère de Jésus-Christ, mais uniquement dans son incarnation humaine, pas le Christ spirituel, le Verbe qui a vécu il y a tellement longtemps qu’il est avant qu’on ne soit. Quant aux phénomènes aussi singuliers que troublants que constituent les apparitions dites mariales, compte tenu de l’ancienneté de celles-ci (on en a signalé depuis la plus haute Antiquité), j’ai sincèrement du mal à croire que la Sainte Vierge, qui a vécu à une époque plus récente, puisse en être à la base. C’est comme dire que Bush fils a déclenché la Guerre de Cent Ans. Au fait, à travers toutes ces manifestations se dissimulent bien des activités dont une ou plusieurs entités sont auteurs. Elles agissent selon un modus operandi et une finalité qui nous échappent, du moins pour l’instant.

8. La vie est partout, ou presque, dans l’Univers, en toutes dimensions

Il faut véritablement avoir l’esprit borné ou peu critique pour s’imaginer que dans le vaste univers, la planète Terre est la seule abritant la vie. N’en déplaise aux chrétiens intégristes, la Bible n’a jamais affirmé que notre boule bleue soit la seule peuplée parmi une infinité. Au contraire, elle déclare à longueur de versets que des créatures non terrestres existent bel et bien, tels les anges, les démons, voire Jésus-Christ et… Dieu lui-même, celui-ci étant en fait partout à la fois. Du reste, le mot « vie » est trop matériellement compris par la communauté scientifique. Selon nos gardiens autoproclamés du savoir, un être pensant dépourvu de corps physique, qui ne grandit pas, ne se reproduit pas, ne vieillit pas, n’est pas vivant. Une fois encore, il s’agit d’une vision obtuse des réalités, souffrant d’un anthropocentrisme aigu. La science elle-même admet l’existence en simultané et, pourquoi pas, au même endroit, de plusieurs dimensions. Rien ne prouve qu’à l’intérieur de celles-ci, nos lois physiques s’appliquent. Ce qui peut facilement laisser supposer que la conception de la vie y est différente de ce que l’on connaît. Je crois que Descartes avait vu juste lorsqu’il postula son cogito ergo sum : il suffit de penser pour être, peu importe sa nature, immatérielle ou tangible, inerte ou mouvante. Un grand Sage nommé Jésus-Christ n’a-t-il pas dit que si les hommes refusent de louer le Créateur, eh bien… les pierres le glorifieront ?

9. L’homme a été créé à l’image de Dieu, mais il n’est pas le seul dans tous les univers ayant eu ce privilège. L’homme est l’aboutissement non encore achevé de moult manipulations génétiques d’apports en partie extraterrestres

Que l’Intelligence ait façonné l’homme à son image ne fait guère de doute. Toutefois, l’humanité ne forme pas un cas isolé de la Création. Certes, l’espèce Homo sapiens sapiens recèle de qualités physiques et surtout spirituelles insoupçonnées, parmi lesquelles les ésotéristes relèvent l’Amour et le libre-arbitre, véritables cadeaux du Tout-Puissant. Cependant, au nom du calcul des probabilités et de la simple logique, les chances sont nulles que pareille expérience ne se soit pas reproduite ailleurs et même plusieurs fois. Ne pas le reconnaître viendrait à admettre que l’homme est la créature ultime de l’Univers, juste inférieure à Dieu, mais supérieure à toute autre, ce qui, pour moi, constitue un pur non-sens. Voilà une fois de plus une vision anthropocentrique des choses, que même la Bible ne soutient guère, cette dernière plaçant plutôt l’homme comme l’espèce animale la plus évoluée de la planète, et non du reste de la Création (hormis la Divinité, bien entendu). De plus, du moment que tout change et que tout évolue, y compris ce qui apparemment est immuable (excepté une fois encore Dieu), je me refuse à penser que l’homme actuel soit l’achèvement du processus créateur qui, lui non plus, n’est pas figé, n’en déplaise à l’auteur de la Genèse. L’Intelligence étant, il est vrai, partout, mais originairement ailleurs que sur Terre (celle-ci n’ayant pas encore été créée), les entités créatrices étant hors de notre boule bleue, je me permets d’affirmer sans grand risque de déconner que l’Homo sapiens tient tout ou partie de son bagage génétique de sources non terrestres. Contrairement à la plupart des espèces animales et végétales, son évolution semble avoir subi quelques coups favorables d’accélérateur, ce qui laisse planer l’idée d’une intervention « extérieure » au schéma évolutif ordinaire.

10. Les anges et autres forces dites célestes existent. Il s’agit de créatures vivant sur d’autres dimensions, voire sur d’autres planètes

La Bible et le Coran, mais également d’autres livres dits sacrés et pratiquement toutes les croyances du globe, sont formels : il est des êtres, très souvent strictement spirituels, mais pouvant si besoin est adopter une apparence humaine, voire animale (cas des avatars, plutôt réservé aux « dieux »), lesquels êtres ont pour rôle d’accomplir certains actes créateurs en vertu d’un mandat qu’une entité créatrice ou de très haut niveau leur a donné. Toutes ces créatures, sans exception aucune, proviennent du ciel, autrement dit soit d’une dimension ne pouvant être celle au sein de laquelle nous vivons, soit un autre astre que la Terre, soit encore les deux, l’une des éventualités n’excluant pas l’autre. Foncièrement animées des meilleures intentions à l’égard de ceux vers qui elles sont missionnées, lesdites créatures ne sont pas à confondre avec Satan et ses démons, ou encore les noms que les différentes traditions et religions ont bien voulu et veulent leur donner.

11. Par conséquent, Satan, ange incarnant le principe du Mal sur notre astre, existe également et n’est pas un mythe. Chaque planète où règne la dualité a son « représentant officiel » du Mal

L’univers 3D dans lequel nous demeurons se caractérise par une double polarité : positive et négative, quand bien même la frontière entre ces deux extrêmes s’avérerait tenue. Au jour succède la nuit et vice-versa, le chaud côtoie le froid, le blanc s’oppose au noir et le Bien au Mal. Oui, le Mal (avec grand M) n’est pas le fruit d’imaginatifs écervelés. Et il a un chef tout désigné sur Terre dénommé Satan par les chrétiens (les troublants gnostiques le différencient de Lucifer, mais c’est un autre débat). Les suppôts de cet être malfaisant parfois à juste titre appelé le Malin sont connus sous le vocable de démons. De même nature et de même origine que les anges, mais d’ambitions inverses, ayant habité notre boule bleue avant nous-mêmes dans des dimensions non tridimensionnelles (sans préjudice qu’ils s’incrustent dans notre matérialité, d’ailleurs fort bien et fort souvent), lesdits démons, parfaits « égareurs » des âmes, sont à éviter à tout prix comme la peste. À mon sens, ces créatures déchues ne sont pas uniquement présentes sur Terre, mais également partout où s’impose la vision dualiste des choses dans les mœurs et encore plus profondément dans les esprits. Et Dieu sait combien possiblement de tels lieux abondent dans notre cosmos…

12. Satan est un élément indispensable dans le Plan divin. C’est l’agent chargé d’éprouver la foi des Terriens ; il sert au tri des âmes méritant le Paradis ou l’Enfer

Aussi indésirable ou pernicieuse que soit la présence du Malin, elle n’est nullement fortuite. L’Intelligence permettant tout, Elle sait pertinemment que cette maléfique créature, ses lieutenants et ses sbires squattent notre monde. La seule volonté de Dieu, un simple claquement de ses divins doigts, la Terre serait débarrassée à jamais du Mal. C’est tout le contraire en réalité : Satan prospère. Il tente, ses subalternes de démons possèdent et envoûtent de temps à autre ; il sème le grabuge dans la plus totale impunité. Il a le champ libre dans ses actions délétères pour la simple raison qu’il obéit au Plan du Tout-Puissant : permettre de savoir parmi les milliards que constituent les humanités défuntes, l’humanité actuelle et les humanités à venir lesquels sont les plus méritants. Ces heureux élus, probablement en esprit ou dans un autre corps d’une nature spéciale, regagneront au jour J, à l’heure H, au moment M, un lieu de bonheur parfait. N’en déplaise aux Témoins de Jéhovah, il ne s’agira pas de notre bon vieux globe terrestre qui, aux dires de moult écrits dits sacrés et autres traditions, aura préalablement été rayé de la carte spatiale. Les autres, fort malheureusement (et je n’aimerais franchement pas être de ceux-là) rejoindront un bled plus pourri que tout ce que vous pouvez imaginer de pourri, bled dont le maître suprême est…vous savez qui ! On en reparle dans le point suivant.

13. Le Paradis et l’Enfer sont des lieux situés dans une autre dimension, voire sur un autre astre

Plusieurs spiritualistes, scientifiques et athées ont trop souvent crié que la notion de Paradis et d’Enfer s’apparente à une désuète iconographie tout droit issue de l’obscurantisme médiéval assaisonné de nos peurs ataviques. Sans doute est-il vrai (excusez-moi le pléonasme) que la féérie avec trompettes, chœurs et tralala qui émaille les descriptions du Paradis ou, en revanche, les visions de volcans grouillant d’âmes en peine qui décrivent l’Enfer, relèvent d’une imagination ou du moins d’un symbolisme poussé. Néanmoins, n’oublions pas que pas mal de mythologies, quasiment toutes les sagas, presque l’ensemble des cosmologies connues et des religions, révélées ou pas, mentionnent d’un côté un endroit où règne la félicité des âmes ayant subi et remporté haut la main des épreuves de tout poil, et de l’autre, un espace de désolation et de souffrance réservé à ceux qui n’auraient pas été des modèles de bonne conduite en ce bas monde. Les descriptions de tous ces lieux se ressemblent d’ailleurs étrangement, même au sein des cultures séparées par des milliers de kilomètres d’océan ou de terre ferme. Toutes ces similitudes, à mon avis, ne sont pas uniquement la résultante d’inventions du subconscient, mais trahissent surtout une réalité existant dans un autre niveau de conscience. Bref, le Paradis, c’est pas du vent et l’Enfer, c’est pas (seulement) les autres… !  

14. La réincarnation n’est pas une foutaise, bien qu’elle soit apparemment incompatible avec l’existence d’un Paradis et d’un Enfer

Dès qu’on compulse les dossiers relatifs aux vies antérieures, on déniche ici et là certains récits à travers lesquels on ne peut opposer l’explication de la possession démoniaque, des troubles de la personnalité, du sentiment de déjà-vu. C’est véritablement comme si le sujet avait vécu à une époque lointaine, voire en un lieu très éloigné de son lieu de naissance ou de résidence (même hors de la planète !), sous la peau de quelqu’un d’autre. L’âme dudit sujet (comme, paraît-il, toutes les âmes sur Terre) a en quelque sorte migré dans plusieurs enveloppes charnelles (même animales !). Ce cycle prendra-t-il fin lors du Jugement Dernier ou au contraire ne s’arrêtera-t-il jamais ? Question complexe qui associe deux représentations opposés. C’est que la notion de karma élimine celle du paiement des fautes façon chrétiens : les transmigrations successives sont censées avoir accompli ce boulot de rachat ; telle s’avère d’ailleurs leur raison d’être. Par ailleurs, supposons qu’une âme se soit incarnée 500 fois. De quelle manière peut-on juger 500 personnes ayant porté le même esprit ? Comme vous pouvez vous en rendre compte, il y a comme un os. L’incompatibilité entre la notion de réincarnation et celle du Jugement Final est des plus manifestes. Je suis pour ma part convaincu que chacun de ces concepts détient une parcelle de vérité et que la réalité outre-tombe est formée d’une certaine façon d’un mélange assez abscons desdits concepts. Qui vivra (ou plutôt… qui mourra !) verra…  

15. L’Enlèvement aura bel et bien lieu et correspond au passage dans une autre réalité physique ou spirituelle « ailleurs », autrement dit dans une autre planète ou dans une autre dimension

Au cours de l’Histoire, aux dires des traditions et de nombre de récits ésotériques, des populations entières (pas uniquement des cas isolés genre Énoch ou Élie) ont été déplacées de notre réalité vers un autre endroit dont on ignore si la nature est tridimensionnelle ou non. Il ne s’est nullement agi du passage de vie à trépas, mais de quelque chose de différent. Quelques-uns expliquent ainsi l’étrange disparition des Mayas lors des invasions des conquistadores (ils auraient changé de biosphère ; d’autres affirment qu’ils auraient mystiquement pénétré dans les entrailles du globe terrestre). Selon les textes bibliques, lorsque notre système social aura atteint le summum de la licence, de la sordidité, bref lorsque les antivaleurs seront érigées en règle de manière généralisée, une poignée d’« élus », en un clin d’œil, se volatiliseront afin d’échapper au triste sort que Dieu réservera aux Terriens survivants et à naître. Je suis totalement certain de la survenue de cet événement irrationnel que les pontifes de la science réfuteront ou, au mieux, banaliseront. Personnellement, j’aimerais crever avant ce jour spécial ou, à défaut, faire partie du nombre des choisis. Cette dernière hypothèse, en ce qui me regarde, me paraît cependant des plus improbables. Non pas que je ne sois pas prêt, mais surtout que le monde de 2013 (et, espérons-le, de plus de 50 ans plus tard) n’a pas encore atteint le seuil de dégradation absolue, catalyseur entre autres de l’Enlèvement…

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05 octobre 2012

LA FRANCOPHONIE DANS L’ENTITÉ CONGO DÉMO(N)CRATIQUE

 

 

Quel honneur ! Le 14e Sommet de la Francophonie se tient très bientôt (du 12 au 14 de ce mois) à Kin-la-Poubelle, capitale du soi-disant État RDCien. Tout est fin prêt, à ce qu’il se murmure. Le zombie femelle SNEL rivalise d’ingéniosité : elle déleste de grandes portions de ladite capitale (exercice pour lequel elle devrait sérieusement songer à déposer un brevet, tellement elle y est passée maîtresse incontestée) afin que les infrastructures mises en place en vue d’accueillir du beau monde se montrent à la hauteur de leur nature d’infrastructure.

Selon mon poussiéreux dico Larousse 2008, la francophonie est une communauté, un ensemble de pays parlant la langue de Molière, mais également l’ensemble de ceux qui, disséminés à travers le monde ou pas, emploient le français dans l’écrit ou dans le parler occasionnellement ou pas. Toutefois, ça, c’est la définition classique de la francophonie. En effet, au-delà du simple aspect linguistique (si j’ose m’exprimer de la sorte) s’ajoutent dans la pratique l’angle culturel et surtout le côté politique de la chose. Voyons donc voir comment tout cela influence le quotidien du Congolais lambda…

         1. L’aspect linguistique

Le taux d’alphabétisation étant ce qu’il est au « pays » de Kabila, c’est-à-dire très bas, la pénétration du français dans les couches profondes de la population ressemble furieusement à un coït bâclé (excusez-moi la comparaison, j’ai pas trouvé mieux sur le moment…). Même dans les milieux dits « intellectuels » (écoles, instituts, universités, bureaux, etc.), les quatre langues nationales se pratiquent allègrement comme un sport du même qualificatif. Néanmoins, un nombre appréciable d’individus lisent, discourent et griffonnent en la langue de Voltaire de manière plus ou moins potable. Les erreurs, fautes, scories et autres accents locaux ne manquent pas, mais c’est passable. Ce qui est certain est que dans les milieux susmentionnés, du moins dans les grands centres urbains, vous ne serez pas totalement dépaysé si vous ne parlez pas le patois du terrain.

Je profite de l’occasion pour signaler que j’ai toujours été et resterai jusqu’à la fin de mes misérables jours un amoureux inconditionnel du français. Au diable la langue de Shakespeare, à la prononciation incohérente et à la pauvreté lexicale (spécialement au niveau des verbes). Cependant, l’anglais engrange de bons points question simplicité grammaticale, ce qui facilite son essor. Que la langue de Senghor et de Hollande s’en inspire, de peur qu’elle ne se retrouve un jour ou l’autre phagocytée, ce qui serait, ma foi, on ne peut plus dommage…

        2. L’angle culturel

La langue de Voltaire a beau être jolie à entendre, il n’empêche que je m’insurge contre l’injection, dans notre système éducatif, de doses un peu trop importantes de modus vivendi à l’occidentale, notamment dans nos cours d’Histoire. Le Moyen-Âge avec ses Albigeois (et les chansons qui vont avec), la Guerre de Cent Ans et ses sorcières, c’est pas mal. Connaître la vie de Louis je ne sais combien (ou quantième… ça ne se dit pas ? Au temps pour moi !) ou la chronologie de la Révolution Française par le menu, pourquoi pas ? Mais franchement, à quoi ça nous sert à nous, pauvres Congolais Démo(n)crates ? Heureusement qu’à la télé, on a le choix des programmes, pour pas qu’on acculture nos cerveaux avec la Starac (euh… orthographe non garantie) !

Fait heureux, parmi les objectif que s’est fixés l’Organisation Internationale de la Francophonie, il est la promotion des valeurs culturelles locales et, autant que faire se peut, porter lesdites valeurs à la connaissance d’autres pays membres par tous moyens possibles (pas forcément légitimes ou de toute transparence). L’entité RDCienne, forte de plus de 400 tribus et ethnies, ne manque sûrement pas de matière à proposer au concert des nations quant à ses spécificités artistiques, culinaires, traditionnelles en général. Dans le domaine, le presque État congolais peut être considéré comme extrêmement riche. Cependant, cette abondance insolente qui caractérise son patrimoine socioculturel ne bénéficie d’aucune promotion d’envergure. Le Ministère des Affaires Étrangères (dans ses compétences sporadiques « francophonie ») ainsi que le Ministère de la Culture et des Arts ne se sont jamais illustrés par un enthousiasme débordant, alors que leur rôle tout indiqué est entre autres de faire savoir au reste de la planète que la RDC a également des trucs à faire valoir. Avouons, une fois de plus, que c’est dommage…

        3. Le côté politique

Pour des raisons aussi enfantines que naïves, quantité de gens, surtout l’opposition, estiment que le Sommet de la Francophonie s’avère inopportun en RDC. Because ce sont les Occidentaux qui tirent les ficelles du patelin, qui soutiennent la rébellion du MP3 (pardon : M23), qui cautionnent le pouvoir en place, qui transforment l’eau en vin et patati et patata… Ma question vous surprendra, voire vous révoltera, mais je la pose quand même : et alors ?

Tant que de nous-mêmes, par nos propres efforts, nous, peuple congolais, on ne saura desserrer l’étau néocolonialiste des leucodermes de tous horizons, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Monde, la RDC demeurera un gâteau appartenant à tout le monde et à personne à la fois. Les tracés de ce cake géant continueront à volonté à être remodelés, du moment que, rappelons-le, qu’aucun autochtone n’y a été convié. Et on ose parler d’indépendance et de souveraineté à propos d’un territoire dont d’autres ont défini les frontières. Comme c’est riescent (oops, lapsus : risible, j’allais écrire…) ! En accouchant dans la douleur ces quelques mots, ne croyez pas que je sois défaitiste, fataliste ou pessimiste : j’expose juste ici un secret de Polichinelle dont beaucoup se refusent à admettre en se cachant la tête dans du purin (le sable, c’est trop d’honneur). Que le Président de l’Hexagone se déplace ou pas sur le sol congolais ne changera rien dans ce triste état des faits. Encore une fois, c’est dommage…

 

LA FRANCOPHONIE DANS L’ENTITÉ CONGO DÉMO(N)CRATIQUE

Quel honneur ! Le 14e Sommet de la Francophonie se tient très bientôt (du 12 au 14 de ce mois) à Kin-la-Poubelle, capitale du soi-disant État RDCien. Tout est fin prêt, à ce qu’il se murmure. Le zombie femelle SNEL rivalise d’ingéniosité : elle déleste de grandes portions de ladite capitale (exercice pour lequel elle devrait sérieusement songer à déposer un brevet, tellement elle y est passée maîtresse incontestée) afin que les infrastructures mises en place en vue d’accueillir du beau monde se montrent à la hauteur de leur nature d’infrastructure.

Selon mon poussiéreux dico Larousse 2008, la francophonie est une communauté, un ensemble de pays parlant la langue de Molière, mais également l’ensemble de ceux qui, disséminés à travers le monde ou pas, emploient le français dans l’écrit ou dans le parler occasionnellement ou pas. Toutefois, ça, c’est la définition classique de la francophonie. En effet, au-delà du simple aspect linguistique (si j’ose m’exprimer de la sorte) s’ajoutent dans la pratique l’angle culturel et surtout le côté politique de la chose. Voyons donc voir comment tout cela influence le quotidien du Congolais lambda…

         1. L’aspect linguistique

Le taux d’alphabétisation étant ce qu’il est au « pays » de Kabila, c’est-à-dire très bas, la pénétration du français dans les couches profondes de la population ressemble furieusement à un coït bâclé (excusez-moi la comparaison, j’ai pas trouvé mieux sur le moment…). Même dans les milieux dits « intellectuels » (écoles, instituts, universités, bureaux, etc.), les quatre langues nationales se pratiquent allègrement comme un sport du même qualificatif. Néanmoins, un nombre appréciable d’individus lisent, discourent et griffonnent en la langue de Voltaire de manière plus ou moins potable. Les erreurs, fautes, scories et autres accents locaux ne manquent pas, mais c’est passable. Ce qui est certain est que dans les milieux susmentionnés, du moins dans les grands centres urbains, vous ne serez pas totalement dépaysé si vous ne parlez pas le patois du terrain.

Je profite de l’occasion pour signaler que j’ai toujours été et resterai jusqu’à la fin de mes misérables jours un amoureux inconditionnel du français. Au diable la langue de Shakespeare, à la prononciation incohérente et à la pauvreté lexicale (spécialement au niveau des verbes). Cependant, l’anglais engrange de bons points question simplicité grammaticale, ce qui facilite son essor. Que la langue de Senghor et de Hollande s’en inspire, de peur qu’elle ne se retrouve un jour ou l’autre phagocytée, ce qui serait, ma foi, on ne peut plus dommage…

        2. L’angle culturel

La langue de Voltaire a beau être jolie à entendre, il n’empêche que je m’insurge contre l’injection, dans notre système éducatif, de doses un peu trop importantes de modus vivendi à l’occidentale, notamment dans nos cours d’Histoire. Le Moyen-Âge avec ses Albigeois (et les chansons qui vont avec), la Guerre de Cent Ans et ses sorcières, c’est pas mal. Connaître la vie de Louis je ne sais combien (ou quantième… ça ne se dit pas ? Au temps pour moi !) ou la chronologie de la Révolution Française par le menu, pourquoi pas ? Mais franchement, à quoi ça nous sert à nous, pauvres Congolais Démo(n)crates ? Heureusement qu’à la télé, on a le choix des programmes, pour pas qu’on acculture nos cerveaux avec la Starac (euh… orthographe non garantie) !

Fait heureux, parmi les objectif que s’est fixés l’Organisation Internationale de la Francophonie, il est la promotion des valeurs culturelles locales et, autant que faire se peut, porter lesdites valeurs à la connaissance d’autres pays membres par tous moyens possibles (pas forcément légitimes ou de toute transparence). L’entité RDCienne, forte de plus de 400 tribus et ethnies, ne manque sûrement pas de matière à proposer au concert des nations quant à ses spécificités artistiques, culinaires, traditionnelles en général. Dans le domaine, le presque État congolais peut être considéré comme extrêmement riche. Cependant, cette abondance insolente qui caractérise son patrimoine socioculturel ne bénéficie d’aucune promotion d’envergure. Le Ministère des Affaires Étrangères (dans ses compétences sporadiques « francophonie ») ainsi que le Ministère de la Culture et des Arts ne se sont jamais illustrés par un enthousiasme débordant, alors que leur rôle tout indiqué est entre autres de faire savoir au reste de la planète que la RDC a également des trucs à faire valoir. Avouons, une fois de plus, que c’est dommage…

        3. Le côté politique

Pour des raisons aussi enfantines que naïves, quantité de gens, surtout l’opposition, estiment que le Sommet de la Francophonie s’avère inopportun en RDC. Because ce sont les Occidentaux qui tirent les ficelles du patelin, qui soutiennent la rébellion du MP3 (pardon : M23), qui cautionnent le pouvoir en place, qui transforment l’eau en vin et patati et patata… Ma question vous surprendra, voire vous révoltera, mais je la pose quand même : et alors ?

Tant que de nous-mêmes, par nos propres efforts, nous, peuple congolais, on ne saura desserrer l’étau néocolonialiste des leucodermes de tous horizons, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Monde, la RDC demeurera un gâteau appartenant à tout le monde et à personne à la fois. Les tracés de ce cake géant continueront à volonté à être remodelés, du moment que, rappelons-le, qu’aucun autochtone n’y a été convié. Et on ose parler d’indépendance et de souveraineté à propos d’un territoire dont d’autres ont défini les frontières. Comme c’est riescent (oops, lapsus : risible, j’allais écrire…) ! En accouchant dans la douleur ces quelques mots, ne croyez pas que je sois défaitiste, fataliste ou pessimiste : j’expose juste ici un secret de Polichinelle dont beaucoup se refusent à admettre en se cachant la tête dans du purin (le sable, c’est trop d’honneur). Que le Président de l’Hexagone se déplace ou pas sur le sol congolais ne changera rien dans ce triste état des faits. Encore une fois, c’est dommage…

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21 février 2012

ANALYSE DU CURIEUX 1+1 = 1

ANALYSE DU CURIEUX 1+1 = 1

Qu’elle est belle, l’invitation de mariage de mon pote sur laquelle est magnifiquement décoré le suspect calcul objet de cet article ! Ce même calcul ornait le gâteau consommé en soirée et fait l’objet d’un petit tableau accroché au mur du salon du nouveau couple, tableau offert par le père de la femme.

1+1 = 1… Mathématiquement parlant, même mon neveu de la maternelle verra que ça ne colle pas. Sur ce point, il s’agit d’une hérésie insoutenable. Pas besoin de faire ici un long débat pour le démontrer. De toute façon, l’amour et les maths font très souvent mauvais ménage ; ce n’est donc pas de côté qu’il faut chercher l’origine de cette énigme défiant toute rationalité établie. La Bible, peut-être ? Voyons donc voir…

Ayant en main la Traduction Œcuménique du livre sacré (TOB), je m’empresse de jeter un coup d’œil dans Genèse 2 : 24 [« (…) et ils deviendront une seule chair »]. Non pas par le jeu du hasard, mais du fait qu’il s’agit de la référence tant de fois mentionnée lorsque l’on évoque notre drôle d’égalité. Référence du reste assez fréquemment complétée par Matthieu 19 : 6 [(…) « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni »]. Sans être exégète ni pasteur ni prêtre ni apôtre ni prophète ni quoi que ce soit de spécial, il va de soi que les passages précités évoquent l’union charnelle ; le sexe, quoi ! Rien d’autre… Quant à l’esprit ou à l’âme, l’homme et la femme sont bel et bien deux entités distinctes. Et le jour du Jugement, chacun d’eux sera rétribué selon ses actes personnels, chacun selon ses responsabilités, selon ses œuvres (Apocalypse 20 : 13). Bref, 1+1 = 1 n’est vrai qu’en ce qui concerne la baise, et encore de manière imagée…

Jetons à présent un coup d’œil dans l’arsenal juridique…

Pour ce qui est du droit, la représentation en cas d’absence du mari ou de la femme, en cas d’interdiction, de décès, voire la responsabilité en cas de quasi-délit (responsabilité des gens ou des choses dont on a la charge), militent en faveur du postulat 1+1 = 1. En effet, pour les cas susmentionnés, l’un peut remplacer l’autre comme s’il s’agissait d’une seule et même personne. Toutefois, quant au volet pénal, la situation change radicalement, rejoignant le Jugement biblique : la sanction est personnelle. On ne va pas en tôle en couple parce que le mari a détourné du pognon au boulot. Et ne me parlez pas de la complicité, car la complicité n’est jamais punie de la peine réservée à l’auteur principal. D’ailleurs, quelle idée que d’évoquer 1+1 = 1 dans ce domaine… !

En somme, 1+1 = 1 :

VRAI en matière sexuelle, sous un angle purement symbolique

VRAI quant à certains cas de responsabilité civile en droit

FAUX en ce qui concerne le Jugement Dernier

FAUX pour ce qui est de la responsabilité pénale en droit

 

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11 février 2011

LE CORBEAU ET LE RENARD, VERSION KINOISE

LE CORBEAU ET LE RENARD, VERSION KINOISE

Maitre Sapeur, un phone à vingt mille balles

En roulant en Porsch, tenait dans sa main droite

Maitre Atalaku lorgnant le tacot royal

Vint en courant de sa boite :

« Maitre Sapeur, quelle bagnole !

Sans parler de tes fringues ni de ton phone

Devant toi, Papa Wemba est plus bas que sol

Bill Gates et les émirs font tous l’aumône

Lar na yo, hmmhmmmutu te ako koka

Katumba a vanda, ba jaloux ba konda

À ces mots, Maitre Sapeur s’évanouit de joie

Bien sûr, Maitre Atalaku en profita

En le soulageant de son poids

Désorienté, honteux, confus

Maitre Sapeur se retrouva à poil, tout nu

Quelque part entre Matete et Kinsenso

Loin de Victoire où il faisait le gros dos

 

Moralité :

Faux faire gaffe aux flatteurs

Ils te baisent en te suçant

Si tu tends l’oreille à leurs propos trompeurs

Ils fileront, ta dignité entre leurs dents*

 

* Tout adulte comprendra de quoi je parle ici…

 

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03 février 2011

L’ARCHE DE NOÉ, DE LA PURE LÉGENDE…

Je veux bien croire que la Bible est inspirée par Dieu, mais je ne pense pas que tout ce qui y est mentionné doit être pris au pied de la lettre, tel que présenté. Surtout pas les premiers récits de la Genèse, issus de multiples copies et modifications de certains mythes chaldéens. Il y a une vérité cachée, comme toutes les légendes en comportent.

L’arche de Noé (pas le Déluge) fait partie de ces récits fabuleux, comme je vais tenter de le démontrer dans les lignes plus bas.

Selon la Bible, ce bateau mesurerait 135 m * 22 m * 14 m environ. Un gigantesque navire, carrément... titanesque ! À trois étages, en plus. Je ne doute pas qu’a l’époque, l’homme ait pu construire un mastodonte pareil. L’Histoire m’a convaincu, preuves à l’appui, que certaines civilisations d’un fort lointain passé étaient parfois dotées de moyens technologiques dépassant notre entendement actuel. Le hic est plutôt ailleurs…

Comment donc TOUTES les espèces animales (PAR PAIRE) de la planète Terre ont pu se confiner dans un espace aussi restreint, quoique volumineux ? Restreint compte tenu du nombre quasi-incalculable des animaux peuplant Gaia. Savez-vous combien il y a des insectes, des mammifères, des reptiles ? Combien de types d’abeilles, de fourmi, de chiens, de serpent ? Au bas mot, à mon sens, l’arche devrait être dix fois plus grande pour répondre à l’exigence de l’espace. À moins, je peux l’admettre, qu’il y ait eu erreur de traduction ou erreur de transcription, chose inévitable dans les récits légendaires, surtout quand il s’agit des copies des copies des copies. Je fais cadeau au lecteur des espèces marines, lacustres, fluviales ou que sais-je encore, animaux qui ont parfaitement pu survivre à la montée des eaux, le milieu aquatique étant en effet leur élément naturel. Même si la Bible déclare que toute créature vivante qui subit le déluge expira, ce dont je doute fortement. Je ne pense pas que l’arche abritait des aquariums pour baleines, hippopotames, écrevisses, planctons, requins, tortues et j’en passe de meilleures. Je fais également cadeau au lecteur des microbes et autres créatures unicellulaires…

Certains chrétiens très peu scientifiques osent extravaguer en déclarant sans vergogne qu’après le Déluge, plusieurs espèces sont apparues. Les traces historiques, supposées ou réelles de la Grande Inondation, remontent tout au plus à 10 000 – 15 000 ans avant le Christ. Toutes les espèces animales actuelles existaient en ce temps-là, excepté naturellement quelques-unes d’entre elles qui ont disparu entre-temps. Mais aucune n’est apparue. Un tel raisonnement est d’ailleurs surprenant de la part d’un chrétien de base qui, par essence, est créationniste et qui, par conséquent, ne devrait porter le moindre crédit à une thèse d’apparition de nouveaux types de créatures après la Création divine. Pour ma part, je suis évolutionniste. Et en temps qu’évolutionniste, je sais qu’une nouvelle espèce n’apparait pas seulement en 10 000 ans, mais au moins après 100 000 ans. Bref, la théorie de nouveaux spécimens animaux ou végétaux apparus après le déluge, c’est de la fumisterie…

Autre chose : où est-ce que Noé trouva la bouffe pour nourrir tout ce monde animalier ? Est-il allé jusqu’au Nord-Ouest de la RDC cueillir en quantité les feuilles dont les okapis ont besoin ? Il s’est débrouillé comment pour pêcher le poisson dont sont censées se nourrir toutes les espèces de phoques et d’otaries, de ratons-laveurs et de loutres, qui devraient squatter le navire durant 40 jours ? Et comment s’est-il arrangé pour parquer correctement toutes les bêtes dans le navire ? Les serpents et les araignées, ça pique et ça mord grave…

Un souci de taille à souligner s’avère le rassemblement de tous les animaux du globe en un seul point d’Asie Mineure. Par quel miracle une telle rencontre aurait-elle pu avoir lieu ? Les manchots auraient ainsi délaissé leur Antarctique natale pour se retrouver dans un climat qui leur est totalement défavorable ? L’ours polaire aurait donc émigré beaucoup plus au Sud que de coutume ? Noé a dû prévoir dans son gros bateau des régulateurs spéciaux de température style réfrigérateurs géants … Je ne veux même pas parler des kangourous et des koalas qui ne vivent qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande, contrées insulaires à plus de 1 000 km de tout continent. Inutile de dire ici que ces deux espèces animales ne savent ni voler ni nager… Et comble de la fantasmagorie, nos animaux ont regagné leur territoire d’origine après la baisse des eaux… Par instinct, je présume…

Vu tout ce qui précède, il est loisible d’affirmer que l’Arche de Noé n’existe que dans les écrits et dans la tête de ceux qui y croient encore. Rechercher des traces palpables de ce navire mythique, c’est comme rechercher les vestiges de la chaussure droite de Peter Pan ou du carrosse de Cendrillon. Tout ça pour vous dire que ce qu’on a trouvé en Turquie (ou je ne plus où encore) aux sommets d’une montagne pourrait être l’épave d’une embarcation ou de n’importe quelle construction en bois, mais pas celle du bateau du Déluge. La vérité est ailleurs…

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28 décembre 2010

DEUX DANGEREUX MYTHES : L’ÉGALITÉ ET L’EXCELLENCE…

1. Le mythe de l’égalité

On ne sait pas pourquoi de fumeuses instances (probablement occultes et ténébreuses) ont consacré ce concept jusque dans les constitutions d’État. Notre monde actuel tridimensionnel, c’est-à-dire la planète bleue, vit sous la coupe d’un système hiérarchisé au sein duquel il est des grands et des petits, ainsi qu’une foule d’intermédiaires entre ces deux extrêmes. Difficile dans ce cafouillage bordélique de parler d’égalité…

Par ailleurs, à la naissance, à moins que de nouvelles découvertes biologico-psychologico-médicales ne me contredisent, les gens ne possèdent guère le même patrimoine génétique. Ce qui veut dire que certains seront nécessairement mieux pourvus naturellement que d’autres, autrement dit plus intelligents, plus beaux, plus robustes, plus endurants. En règle générale, Dame Nature, dans sa froideur cruelle, appliquera la loi de la sélection… euh… naturelle qui éjectera du système les moins fiables. Par ces propos, je ne soutiens pas des doctrines eugéniques. Je ne dis pas non plus que les plus faibles doivent être éliminés. Au contraire, les plus vulnérables se doivent d’être protégés, car tout le monde, une fois né, a droit à la vie, cette dernière ayant été insufflée par « quelqu’un » de beaucoup plus grand que nous. Je veux simplement dire que dans notre monde actuel, Dieu l’a bien voulu, l’égalité parfaite n’a jamais existé, n’existe pas et, je pense, n’existera jamais.

Et puisque nous parlons de Dieu, même au Paradis (si le Paradis existe), aux dires des données théologico-apocrypho-biblico-philosophiques, les choses sont stratifiées. Le Tout-Puissant, les 24 vieillards, les archanges, les anges (avec tous leurs chœurs) et patati et patata… De plus, là-haut, chacun aura droit à SA récompense, différente du voisin, je présume…

La même chose se remarque en société. Faut bien qu’il y ait des chefs, des sous-chefs, des sous-sous-chefs, des subalternes. Ne demandez pas, au nom de l’égalité, au balayeur même pas détenteur d’un certificat de l’école primaire, de remplacer le PDG de l’entreprise où il travaille qui lui, a fait de hautes études de gestion à l’ICHEC. C’est un peu comme la parité, concept drôlement compris et étrangement appliqué. Souvent en violation manifeste de tout critère de compétence, l’on se plait à caser une meuf à un poste stratégique, juste pour faire beau. Mais ça, c’est un autre débat…

2. Le mythe de l’excellence

L’excellence, jusqu'à preuve du contraire, est un idéal, donc un rêve. S’efforcer de l’atteindre est une poursuite du vent, du moment que ledit idéal est fort différemment conçu par les individus, en bien comme en mal. Il est trop évanescent et fluctuant.

En fait, le monde dans lequel nous vivons, les lois qui nous régissent, n’ont que faire des choses dites parfaites ou très bien faites. Il suffit simplement que ces choses soient faites comme il se doit, sans forcement atteindre un degré élevé de qualité. Ce qui n’est pas viser la médiocrité, comme quelques esprits distraits ou de mauvaise foi pourraient croire ou laisser entendre.

En voulant trop cibler une perfection jamais atteinte, on tombe souvent dans des travers pendables. Voulez-vous tout savoir sur tout ? L’orgueil vous guettera et finalement vous serez bon à rien. Vous êtes universitaires et élaborez des théories juridiques ou macroéconomiques assez sophistiquées ? Eh bien, l’homme étant flottant et inconstant, rares seront les cas où lesdites théories s’appliqueront comme vous l’entendez. Il est d’ailleurs de plus en plus constaté que ce n’est que sur terrain, dans le monde réel et palpable, et non sur papier, dans le monde onirique et virtuel, que les vraies réalités se vivent. Excusez-moi cette lapalissade doublée d’un pléonasme, mais mon état d’âme du moment ne me permet pas d’aller plus profond dans ma plume.

En somme, il n’est pas malsain de poursuivre un idéal quelconque. L’ambition, positive bien entendu, est un noble sentiment qui devrait gagner tout être humain doué de raison. Néanmoins, l’acharnement, la recherche effrénée d’un objectif, aussi bon soit-il, peut (je dis bien « peut ») nuire à autrui et ne satisfaire que soi-même ou un entourage restreint. Et quand je parle de « nuire », il s’agit d’une nuisance effective et non d’une banale jalousie… En société, je vous le dis, quel que soit le niveau de bonnes valeurs ou de corruption, il convient et il suffit d’être UTILE ([1]), sans forcément exceller. À moins que son « destin » ([2]) lui pousse à le devenir. Ce qui est une tout autre histoire…

 


[1] Voir mes principes en rimes, dernier point (point 20).

[2] Avec le « destin », on peut inventer n’importe quoi… Tout le monde peut se dire « excellent », ce qui rejoint quelque peu le mythe de l’égalité, une utopie, comme dit au point 1.

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19 février 2010

DIEU ET LE DESTIN DE L’HOMME

DIEU ET LE DESTIN DE L’HOMME

Tous les chrétiens le savent : notre créateur à trois personnes imbriquées (ou incorporées ou fusionnées ou je ne sais quoi encore, va savoir…) a tiré l’homme du limon (et la femme d’une des cotes de son mec) afin que nous vivions à jamais heureux. Malheureusement, un serpent d’espèce non connue, mais selon toute vraisemblance un avatar de Satan, tenta Ève (en lui faisant bouffer un fruit ou en la niquant, ça dépend des interprétations) et introduisit le péché dans le genre humain. C’est à cause de tout cela que nous crevons, soit de maladie, soit de vieillesse, soit par accident. Ah, ce fameux libre-arbitre qui a tout gâché…

Fort heureusement, le plan merveilleux de Dieu[1] demeure, malgré notre état de pécheur. Selon Jérémie 29,11 du moins, le passage le plus cité par les églises pour étayer ce point de vue. Mieux : le Seigneur nous connaît même bien avant que le spermatozoïde et l’ovaire ne se rencontrent pour nous former (Jérémie 1,5) ! Et il avait déjà une mission pour nous, toute tracée.

À mon humble avis, l’analyse que font certains pasteurs et certains prêtres sur ces passages est sujette à caution et laisse perplexe.

Quant au premier verset cité, il ne convient guère de détenir une licence ou un doctorat en théologie pour se rendre compte qu’il est là question du peuple juif déporté, malmené, meurtri, enlevé de Jérusalem pour Babylone. Tout le contexte du Chapitre 29 l’indique sans l’ombre d’un doute. Mais comme très souvent les exégètes et autres curés sont passés experts dans l’art d’isoler un élément de son ensemble et surtout comme ils sont champions olympiques des raisonnements analogiques toutes catégories, ils ont enseigné et enseignent toujours que ce passage évoque le fidèle captif du péché qui doit prier pour se libérer et à qui Dieu promet un avenir meilleur. Soit…

Concernant le second passage, il est clair ici que Dieu s’adresse au prophète Jérémie et, à la limite, à tous les prophètes authentiques. Or tout le monde n’est pas né pour être prophète. Je ne crois nullement que tout croyant est doté du don de prophétie. À chacun selon sa mesure. Ainsi, Jérémie 1,5 ne s’adresse pas à tous les chrétiens, mais seulement à une frange de ces derniers, ceux destinés à prophétiser.

Mais quittons un peu ces « jérémiades »[2] et parlons du destin de l’homme. Ledit destin est-il censé être un long fleuve tranquille ? Je ne le pense pas un seul instant. Combien de personnes en qui on a décelé « une bonne étoile » ou à qui on a prédit un avenir radieux ont eu une fin tragique ? Je connais la réplique de nos amis frères et sœurs en crise (euh, pardon… en Christ) : si Untel a vu son destin manqué, c’est parce qu’il s’est détourné de la voie du Seigneur pour emprunter le sentier (large) de la perdition. Ah ouais ! Donc, si je pige bien, quiconque meurt d’un accident de la circulation de manière « prématurée » (encore faut-il prouver que c’est le cas) s’est détourné de la voie du Seigneur ? Assez original comme raisonnement ! Que penser des mort-nés, ou encore des autistes sévères, des handicapés mentaux, des déréglés cérébraux, si ces trois derniers cas le sont dès leur naissance ? Quel plan merveilleux leur accorde Dieu ? En quoi ces pauvres hères sont-ils responsables de leur triste état ?

Ce que je dirai par la suite peut choquer un esprit peu habitué aux pensées non conformistes, mais j’ose le dire : Dieu ressemble à un joueur de dés ou de cartes qui manipule à sa guise sa créature l’homme, selon des modes opératoires impénétrables et insondables. Pour une raison ou pour une autre qui échappe superbement à notre intellect d’homo sapiens sapiens, il rend certains heureux et d’autres paumés. Le tri final, appelé Jugement Dernier, clôturera ce petit jeu. Certaines boules du loto divin tomberont tout droit en enfer et d’autres rejoindront le Paradis. Selon des règles que nous croyons bien souvent simples à respecter, bien établies, mais qui accouchent souvent de manifestes incongruités. Hitler au Paradis ? Pourquoi pas, si Dieu le veut ? L’Abbé Pierre en enfer ? Ce ne sera pas étonnant, car on aura tout vu sur Terre. Pourquoi pas au Ciel le Dernier Jour ?


[1] PLAMEDI en français kinois…

[2] Au sens de « passages du Livre de Jérémie »

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